Pénalités jusqu'à 20 millions$ en cas de retard

La Ville fait tout pour éviter de payer... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La Ville fait tout pour éviter de payer des pénalités en cas de retard, selon le conseiller François Picard.

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

(Québec) La Ville de Québec s'expose à des pénalités pouvant aller jusqu'à 20 millions $ à verser au gestionnaire Québecor en cas de retard dans la construction de l'amphithéâtre. Des pénalités coupées de moitié si la Ville n'est pas jugée responsable des délais.

«C'est ça qui met le monde sur les nerfs. Il y a des sommes importantes associées à la fin», a lancé le conseiller municipal responsable du projet d'amphithéâtre, François Picard, en entrevue au Soleil.

La Ville de Québec doit livrer le bâtiment construit pour le 15 juillet 2015 à Québecor, qui aura deux mois pour s'installer avant l'ouverture, le 15 septembre 2015.

Or, l'entente de gestion signée avec la compagnie de Pierre Karl Péladeau prévoit que la Ville pourrait devoir verser jusqu'à 20 millions $ si l'amphithéâtre accueille des parties de la Ligue nationale de hockey (LNH) et jusqu'à 6 millions $ sans équipe si le retard est attribuable à la Ville.

Les pénalités peuvent être réduites de 50 % si la Ville n'est pas jugée responsable.

Deux petites lignes d'un long contrat qui font toute la différence, selon M. Picard.

«Nous, nous n'avons jamais oublié cette clause-là. C'est pour ça que tout retard en ce moment peut mettre l'équipe un peu en joue. On fait tout pour éviter ça», a-t-il tranché.

Pour l'instant, François Picard dit ne pas vouloir envisager la perspective d'un conflit avec Québecor dans l'éventualité d'un retard en juillet 2015.

«Moi, comme responsable des travaux, je veux livrer à temps, tranche le conseiller. Je ne veux pas en arriver à ce qu'un arbitre doive trancher en disant qui est responsable.»

Reste que dans les récentes sorties où Régis Labeaume s'impatiente des délais causés par l'Autorité des marchés financiers, on sent bien la volonté du maire de marteler que la Ville n'est pas responsable du retard.

Depuis plus d'une semaine, il répète que le chantier est dans les temps et dans les budgets.

Bouc émissaire?

Une façon d'attribuer un éventuel retard dans la livraison à des instances autres que la Ville? «Tout le monde prend des notes en ce moment, c'est ce que je peux dire, a laissé tomber François Picard. Le dossier va être très bien documenté.»

L'élu rappelle que la loi 1 qui a instauré la vérification par l'AMF de tout contrat de 40 millions $ et plus ne devait pas occasionner de retard pour les projets à l'étude.

«On est à l'aise avec le gouvernement qui dit que ça prend plus de contrôle. Mais où on est mal à l'aise, c'est lorsque ça occasionne des délais dans nos travaux pour le chantier le plus important et le plus visible au Québec», a soutenu M. Picard.

Il souligne que le contrat pour l'acier sous la loupe de l'AMF est actuellement le seul de 40 millions $ et plus dans l'est du Québec.

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