Daniel Duchesne: « On n'a pas décrété de lock-out et on n'en décrètera pas non plus.»

Duchesne Auto fait bande à part

Pas de lock-out en vue au garage Duchesne... ((Photo Marc St-Hilaire))

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Pas de lock-out en vue au garage Duchesne Auto d'Alma, selon le propriétaire de la concession, Daniel Duchesne.

(Photo Marc St-Hilaire)

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(Alma) Tous ne sont pas à couteaux tirés avec la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).
En octobre dernier, l'entreprise Duchesne Auto d'Alma abandonnait la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, refusant de laisser une tierce partie négocier avec le Syndicat des employés de garages - CSD. Aujourd'hui, le propriétaire de la concession, Daniel Duchesne, se dit persuadé d'avoir fait le bon choix.

Mardi matin, alors que plus d'une vingtaine de membres de la Corporation déclenchaient simultanément un lock-out sur l'ensemble du territoire de la région, la direction de Duchesne Auto rencontrait son personnel pour l'aviser qu'elle n'entend pas suivre cette voie. Au lieu de l'affrontement, le concessionnaire a choisi le dialogue et, de son propre aveu, tout laisse croire qu'il remportera son pari.

« On n'a pas décrété de lock-out et on n'en décrètera pas non plus. On l'a signifié à nos employés et à leur syndicat. Ce n'est pas notre intention. Notre intention, c'est de négocier et, en ce moment, ça va bien », débute-t-il.

Daniel Duchesne déclare d'un même souffle : « Il y en a qui disent : "On est mieux sans convention collective". Mais une convention collective, c'est pas juste des conditions de travail. C'est aussi la rémunération, les augmentations de salaire qu'ils ont gagnées dans le temps. Si, demain matin, je te dis que je te baisse de salaire de 30 %, tu vas t'en aller ailleurs. Quelque part, il faut savoir tenir compte de l'historique des gains tout en tenant compte du marché, des besoins de chacun. Mais pour en arriver là, il y a une chose primordiale : il faut se parler. »

Le propriétaire ne cache pas que le dernier contrat de travail contenait certains irritants, notamment les onze horaires de travail distincts avec lesquels doit composer l'employeur. En ce sens, il croit être en mesure de convaincre le syndicat de faire certaines concessions, dans l'intérêt du client.

« Dans ces horaires, il y a des choses qui ont été mises en place et qui ont été expérimentées pendant la convention collective. Aujourd'hui, nous connaissons les effets et nous sommes capables d'évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. La convention nécessite des ajustements, ou plutôt certaines adaptations pour mieux servir nos clients. Le but dans tout ça, ce n'est pas tant de réduire les coûts que d'obtenir une plus grande flexibilité. De toute façon, il faudra finir par s'entendre. On avait le choix de passer par un conflit. C'est une méthode, mais pas celle que nous préconisons. Nous avons choisi la négociation. »

Confirmé par le syndicat

En entrevue, le président du Syndicat des employés de garages - CSD, Georges Bouchard, confirme que les négociations vont bon train avec la direction de Duchesne Auto. Il affirme que depuis plus d'une décennie, les relations sont harmonieuses entre l'employeur et le syndicat.

« Je le confirme sans problème, ça va bien. Ils veulent parler, ils veulent négocier. Ils ont toujours fonctionné comme ça », insiste-t-il.

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