Josélito Michaud: La fin d'un voyage

Josélto Michaud a voulu que la dernière saison... (PHOTO FRÉDÉRIC GUIRO, LA PRESSE)

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Josélto Michaud a voulu que la dernière saison d'On prend toujours un train pour la vie soit remplie d'espoir.

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Ce soir, Josélito Michaud repartira pour la sixième et dernière saison d'On prend toujours un train pour la vie sur les ondes de Radio-Canada. L'animateur est monté une dernière fois avec La Presse dans le wagon qui a été témoin des confessions de près de 300 personnalités et «inconnus d'exception» entre Sherbrooke et Eastman.

Assis sur le siège où il reçoit habituellement ses invités, Josélito Michaud regarde par la fenêtre du wagon, l'air perdu. «C'est difficile de se retrouver assis là, je n'ai jamais fait d'entrevue ici», lance-t-il.

Alors qu'il met le point final en 2006 à Passages obligés, un livre sur le deuil dans lequel Marie-France Bazzo, Luc Plamondon et Bernard Landry ont accepté de se confier, Dominique Chaloult, alors directrice du secteur Culture et variétés à Radio-Canada, lui propose de rejoindre le réseau pour y mener de grandes entrevues.

«Je lui ai offert de faire ça dans un train, mais encore fallait-il en trouver un! Mon ami le prêtre Donald Thompson, qui a célébré mon mariage et qui a baptisé mes enfants, me parlait toujours de son train, mais je pensais qu'il était électrique. Je lui ai demandé s'il en connaissait un en région, et il m'a proposé l'Orford Express», dit l'animateur et producteur.

De ses six années à bord du train, Josélito Michaud garde en mémoire de nombreux souvenirs, mais surtout ceux d'Isabelle Gaston, de Claude Béchard et de Chantal Jolis venus se confier à lui.

«Ce sont toutes des personnes qui ont eu le courage de dire et de nommer les choses, précise-t-il. Le train m'a appris à être dans le moment présent. C'est ma décision de partir, mais je suis en deuil. Je dois passer à autre chose. Il faut parler au monde, que quelqu'un prenne la relève.»

Après avoir reçu de nombreuses vedettes du show-business québécois et du monde politique, Josélito a progressivement choisi de se consacrer à ceux qu'il aime appeler les «inconnus d'exception». Dans cette dernière saison d'On prend toujours un train pour la vie, il les a même suivis en dehors du train pour mieux comprendre leur univers.

Il a notamment rencontré Laure Frappier, 48 ans, qui a perdu la vue alors qu'elle se trouvait avec ses étudiants. L'animateur s'est également entretenu avec deux ex-prisonniers condamnés à perpétuité.

«Je voulais savoir comment se passe la vie en prison, mais aussi si on pouvait s'en sortir et ce que ces condamnés avaient appris», précise Josélito, qui a également suivi un itinérant pendant une nuit et passé du temps avec des prostitués.

«Je veux comprendre leur réalité pour qu'on arrête de les juger», dit-il.

Au cours de cette sixième saison, les spectateurs pourront aussi découvrir l'histoire d'une femme qui a accepté de risquer sa vie pour porter les jumeaux de sa nièce par alliance, incapable d'avoir des enfants.

«Je cherchais uniquement des histoires avec une fin heureuse. Je veux que les gens dans leur salon soient inspirés. C'est une dernière saison remplie d'espoir!»

De nouveaux projets

Josélito s'affaire actuellement à l'écriture d'un livre de grands entretiens sur le prix à payer pour vivre la réussite, la gloire et le dépassement de soi, un sujet qu'il porte en lui depuis cinq ans et qui a nécessité la lecture de près de 300 biographies.

Il planche aussi, aux côtés d'une équipe de cinq auteurs, sur l'écriture d'une série télé basée sur Dans mes yeux à moi, son plus récent roman.

«Le petit Olivier a beaucoup recherché sa mère, et dans la suite de l'histoire, il va rechercher son père. Même si c'est mon histoire mélangée avec celle de plein d'autres enfants qui ont été donnés en adoption, ça reste une partie difficile de ma vie», relate-t-il.

Josélito a été adopté par les Michaud de Matane, à l'âge de 5 ans.

«J'ai su par ma mère biologique que mon père m'avait beaucoup aimé, mais qu'il était décédé quelques semaines après ma naissance. Il serait mort de chagrin quand il a appris que ma mère avait dû m'abandonner. J'ai trouvé qu'elle était courageuse de me raconter cette histoire et je ne lui en veux pas de m'avoir abandonné», confie Josélito.

«Égoïstement, ce train-là aura été le plus grand laboratoire de ma vie. Entendre les histoires des autres m'a sauvé des thérapies et de tout le reste. Ça permet de relativiser un peu les choses», conclut-il avec émotion.

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